Institut Français au Liban
Beyrouth

Facebook Twitter

10ème journée internationale pour l'abolition de la peine de mort

Institut français du Liban
Du 11/10/2012 10:00 Au 11/10/2012 12:00

A l'occasion de la 10ème journée internationale pour l’abolition de la peine de mort, l’ambassade de France au Liban et l’Institut des droits de l’Homme de l’Ordre des avocats de Beyrouth ont organisé ce jeudi 11 octobre, à l’Institut français du Liban, une conférence en présence de M. Chakib Cortbaoui, ministre de la Justice. L’objectif de cette rencontre était de contribuer au débat sur l’abolition de la peine de mort au Liban.

DSC_4065

Près de 300 personnes, avocats, magistrats, parlementaires, activistes des droits de l’Homme, étudiants et lycéens ont assisté à la rencontre. Avec cette conférence, l’ambassade de France débute un cycle d’activités qui viseront à nourrir le débat autour de la peine de mort au Liban. Des actions éducatives, de plaidoyer et de réflexion seront menées par des partenaires locaux. Ces actions reflètent la politique de l'Union européenne et s'intègrent dans le cadre de la campagne mondiale pour l'abolition universelle de la peine de mort, engagée par le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius.

Au cours de son introduction, M. Patrice Paoli, ambassadeur de France au Liban, citant Albert Camus, a rappelé l’engagement de la France aux côtés de l’Union européenne.

La modératrice Mme Angelina Eichhorst, chef de la délégation de l’Union européenne au Liban, a rappelé les différentes actions de son institution dans le domaine avant de laisser la parole aux différents intervenants. M. Chakib Cortbaoui, ministre de la Justice a réaffirmé sa volonté de poursuivre le moratoire de fait appliqué par le Liban depuis 2004. « Je ne peux que souhaiter l’abolition de la peine de mort au Liban », a-t-il conclu.

Mme Marie-Claude Najm, professeure agrégée de droit à la Faculté de droit et des sciences politiques à l'Université Saint-Joseph a, quant à elle, proposé une brillante intervention autour de deux grilles de lecture : celle des droits fondamentaux que le Liban s'est engagé à garantir dans la Constitution et dans les traités internationaux qu'il a ratifiés, et celle des spécificités libanaises qui entravent le mouvement vers l'abolition. Selon elle, la question de l’abolition de la peine de mort au Liban relève d’une responsabilité partagée entre les décideurs politiques, les juristes et la société civile.

M. Pascal Beauvais, avocat, professeur agrégé et co-directeur du Centre de droit pénal et de criminologie de l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, a proposé une étude de droit comparé entre le système européen, fondamentalement abolitionniste, et le modèle américain, favorable à la peine de mort.

Enfin, la société civile était représentée par M. Wadih el Asmar, secrétaire général du Comité libanais des droits humains qui a proposé plusieurs pistes d’action afin d’abolir la peine de mort au Liban : le vote d’une loi, la mise en place d’un moratoire de jure à la fois sur les exécutions et les condamnations, la révision des procès des personnes condamnées à mort avant 2005 et le renforcement des garanties pour le respect d’un droit équitable au Liban.

Ces interventions ont ensuite laissé place au débat avec le public autour de cette question fondamentale.

Interventions des participants :

> Actualités / Tous les événementsCommenter cet évenement

Ajouter un commentaire

En vous inscrivant sur le site de l’Institut français, vous pourrez laisser des commentaires et retrouver des informations personnalisées.

Vous ne pouvez pas poster de commentaire.