Cinema Francophonie !
Cette année, l'Institut français du Liban vous propose 6 films francophones inédits au Liban durant le Mois de la Francophonie !
Lundi 5 mars 19h30
Les géants
De Bouli Lanners
Belgique / France / Luxembourg -2011 – 1h25
Avec : Zacharie Chasseriaud, Martin Nissen, Paul Bartel, Didier Toupy, Karim Leklou, Marthe Keller, Gwen Berrou
Prix CICAE, Festival de Cannes 2011 – Prix SACD du meilleur réalisateur, Festival de Cannes 2011 – Bayard d’or du meilleur comédien, Festival international du film francophone de Namur – Bayard d’or de la meilleure photographie, Festival international du film francophone de Namur
C’est l’été, Zak et Seth se retrouvent seuls et sans argent dans leur maison de campagne. Les deux frères s’attendent encore une fois à passer des vacances de merde. Mais cette année-là, ils rencontrent Dany un autre ado du coin.
Ensemble, à un âge où tout est possible, ils vont commencer la grande et périlleuse aventure de leur vie.
« Pour son troisième long-métrage, Bouli Lanners (« Eldoradado ») choisit la forme du conte, tourne en scope, et frotte l’univers de Mark Twain à celui de « la Nuit du chasseur ». Le film baigne dans une lumière incroyable (mention au chef op), exalte la nature et distille pas mal d’humour noir. La plus belle scène voit les héros croiser une femme taiseuse (Marthe Keller), flanquée d’une petite trisomique, qui les accueille pour prendre le thé et confectionner des gâteaux. Les trois petits acteurs sont du tonnerre de Dieu. » Le NouvelObs
Mardi 6 mars à 19h30
Ali le millionaire
De Inoussa Kabore
Burkina Faso – 2009 - 26 mn - VO : Français
Un riche homme d'affaires est en faillite et acculé de dettes. La chance lui souri un jour après avoir décroché un gros lot de 20 millions de francs CFA à la loterie. Il décide de trouver une astuce pour échapper à ces créanciers tout en évitant de se montrer à la télévision lors de la cérémonie de remise du gros lot. Il a recours à Ali, un jeune pousseur de barrique d'eau dans un quartier périphérique de la capitale Ouagadougou.
Mardi 6 mars à 20h
Ramata
De Léandre Alain Baker
Sénégal – 2009 - 85 mn – VO français
Avec : Katousha, Ismaël Cissé, Suzanne Diouf, Viktor Lazlo
Ramata, la cinquantaine, est une femme d’une beauté envoutante. Elle est mariée depuis trente ans à Matar Samb, ancien procureur devenu ministre de la justice. Ngor Dong a vingt-cinq ans, un passé de petit malfrat et pas d’attache. Un soir, au hasard d’un taxi au volant duquel se trouve Ngor Ndong, ils vont se rencontrer et Ramata pense avoir trouvé le grand amour et la passion. Dès lors, sa vie tranquille et supposée heureuse dans la haute bourgeoisie dakaroise bascule… Mais qui est réellement ce jeune homme ? Est-il arrivé par hasard dans la vie de Ramata ?
Mercredi 7 mars à 19h30
Les Amours Imaginaires
De Xavier Dolan
Canada - 1h35 - 2011
Avec Xavier Dolan, Monika Chokri, Niels Schneider
Francis et Marie, deux amis, tombent amoureux de la même personne. Leur trio va rapidement se transformer en relation malsaine où chacun va tenter d'interpréter à sa manière les mots et gestes de celui qu'il aime...Ce film est présenté dans le cadre de la sélection Un Certain Regard lors du 63ème Festival de Cannes
« Dolan filme en poète, et il y a dans son cinéma une urgence, un aplomb, une fraîcheur dans la façon de décrire les émois amoureux qui font de ces Amours imaginaires un objet volatil, aussi fragile que précieux. Ce cinéma-là n’est pas jeune : il EST la jeunesse. » Première
« J’ai tué ma mère étonnait surtout par l’habileté de dialoguiste de Dolan, la fermeté de sa direction d’acteur (à commencer par celle qu’il exerce sur lui-même), son sens de la rupture de ton. Avec Les Amours imaginaires, il déploie aussi une étonnante virtuosité plastique. Le film est une irrésistible mosaïque de couleurs et de mélodies (le track-listing de la BO est impeccable) qui exacerbent tous les sens, une superbe étoffe soyeuse et chamarrée. » Les Inrocks.
En partenariat avec l’Ambassade du Canada.
Jeudi 8 mars à 19h30
Un homme qui crie
De Mahamat-Saleh Haroun
Tchad – 2010 - 92 mn - VO français et arabe tchadien sous-titré français
Avec : Emil Abossolo M’Bo, Youssouf Djaoro, Diouc Koma
Le Tchad de nos jours. Adam, la soixantaine, ancien champion de natation est maître nageur de la piscine d'un hôtel de luxe à N'Djamena. Lors du rachat de l'hôtel par des repreneurs chinois, il doit laisser la place à son fils Abdel. Il vit très mal cette situation qu'il considère comme une déchéance sociale. Le pays est en proie à la guerre civile et les rebelles armés menacent le pouvoir. Le gouvernement, en réaction, fait appel à la population pour un "effort de guerre" exigeant d'eux argent ou enfant en âge de combattre les assaillants. Adam est ainsi harcelé par son Chef de Quartier pour sa contribution. Mais Adam n'a pas d'argent, il n'a que son fils...
Prix du jury au Festival de Cannes 2011
Vendredi 9 mars à 19h30
La frontière de nos rêves
(Christo et Anani Yavachev.) de Gueorgui Balabanov
France / Bulgarie – Documentaire – 1996 - 70 min.
Ce film évoque avec pudeur et nostalgie l’histoire des destins croisés de Christo et de son frère Anani, de part et d’autre du rideau de fer : une suite d’allers-retours entre la stridente New York, où Christo travaille à ses projets d’empaquetage, et la quiète campagne bulgare, lieu d’enfance des deux frères, où Anani essaie de comprendre pourquoi Christo est parti et pas lui. Christo quitte la Bulgarie en 1957, en réaction contre l’art officiel dicté par l’Etat stalinien. Aux Etats-Unis où Christo et sa femme Jeanne-Claude sont installés, la caméra de Balabanov est le témoin de l’énergie hors du commun déployée par le couple pour mener à bien leurs projets spectaculaires, mais éphémères. Chacun de ces projets est entièrement financé par la vente des dessins de l’artiste. L’empaquetage du Reichstag à Berlin a nécessité 24 ans de discussions politiques avec les autorités allemandes, mais finalement la détermination de l’artiste l’a emporté. Resté en Bulgarie, son frère Anani est devenu comédien par hasard, menant sa carrière sans grande ambition. L’obéissance aveugle au parti a limité les rêves de l’acteur : contemplant l’œuvre de son frère, il le regrette amèrement.
En partenariat avec l’Ambassade de Bulgarie.
Au Théâtre Montaigne – Espaces des Lettres – Institut français du Liban
Tarif : 3000 LL
Renseignement au 01 420 200
