Institut Français au Liban
Beyrouth

Facebook Twitter

Coopération décentralisée

 

L’organisation territoriale au Liban

 

La décentralisation au Liban, décidée en 1977, n’est pas encore une réalité. La seule collectivité locale libanaise est la commune. Les Mouhafazas (préfectures) comme les Cazas (sous-préfectures) constituent des niveaux administratifs des services de l’État mais ne disposent pas d’une véritable autonomie ni d’une personnalité juridique. Seules en bénéficient les 708 communes dotées du statut de « municipalités » sur les 1 422 localités que comporte le Liban.

 

- Un rôle-clé pour le Bureau Technique des Villes Libanaises (BTVL)

 Le Bureau Technique des Villes Libanaises (BTVL), qui est également Bureau de représentation de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) pour le Liban, la Syrie et la Jordanie, joue un rôle important dans la dynamisation de la coopération décentralisée franco-libanaise. Créé en 2001 par des maires libanais, et bénéficiant de l’appui de l’Ambassade de France, il a vocation à assister les villes dans l’élaboration de leurs projets de développement et de coopération puis à les accompagner dans leur réalisation. Il veille à la synergie avec la coopération multilatérale (Banque Mondiale, Union européenne, coopérations étrangères et organisations non gouvernementales). De nombreuses collectivités françaises s’appuient sur le BTVL pour la mise en place de leurs projets.

- Les collectivités territoriales françaises se mobilisent autour de la question de « la décentralisation au Liban »

Suite à l’appel lancé par le gouvernement libanais, en octobre 2009 lors séminaire sur la décentralisation à Tripoli, les collectivités françaises se sont mobilisées afin de répondre à la demande exprimée dans le cadre de la plate forme de coordination mise en place par Cités Unies France.

Le projet construit avec l’appui de l’Ambassade de France au Liban, entend conduire, en lien avec le Comité des Maires libanais, une réflexion sur la problématique de la décentralisation au Liban, au regard de l’expérience acquise par les collectivités territoriales françaises. Une série de séminaires doit être organisée sur des thématiques telles que les services publics ; le patrimoine et le tourisme ; les transports et l’aménagement ; l’eau, l’assainissement et la gestion des déchets. Le Bureau Technique des Villes Libanaises a été choisi pour être le maître d’œuvre de ce programme.

Cette initiative a été très favorablement accueillie par l’ensemble des acteurs libanais et bénéficiera durant 3 ans d’un soutien financier du ministère des Affaires étrangères et européennes français à hauteur de 80 000 euros.

 

 

Une coopération dynamique et diversifiée

Depuis la fin de la guerre civile et la reconnaissance juridique de la coopération décentralisée (1992), de nombreuses collectivités locales françaises ont décidé de s’impliquer dans des partenariats avec des collectivités libanaises et de mettre en œuvre des projets de coopération décentralisée au Liban.

A l’issue de la guerre de l’été 2006, de nombreuses collectivités territoriales françaises ont souhaité marquer leur solidarité et s’engager dans la reconstruction du pays : la coopération décentralisée franco-libanaise a alors connu un nouvel essor et s’est mobilisée sur des projets de développement. Aujourd’hui, le recensement des partenariats entre les collectivités françaises et libanaises ainsi que de leurs projets de coopération décentralisée, fait état de 37 partenariats parmi lesquels :

- 21 partenariats sont engagés actuellement dans la réalisation de 28 projets ;

- 8 partenariats sont en cours de construction ou de réactivation.

Les projets mis en œuvre entendent répondre aux besoins exprimés par les municipalités libanaises, notamment en matière de renforcement institutionnel et de formation des cadres de l’administration, de gestion municipale et du développement local. Les municipalités libanaises attachent par ailleurs, un grand intérêt aux problématiques de la gestion de la ressource en eau, de l’assainissement et des déchets, mais aussi de la vie culturelle, grâce à cet instrument privilégié que sont les bibliothèques publiques.

Le Document Cadre de Partenariat (DCP) France-Liban définit les priorités stratégiques de la coopération franco-libanaise pour 2008-2012 en tenant compte des priorités nationales libanaises. La coopération décentralisée oriente son action vers certains secteurs stratégiques : soutien au secteur productif, développement des infrastructures, eau et assainissement. Son action s’inscrit au cœur des axes majeurs d’intervention retenus par le DCP : appui à la francophonie dans le cadre d’une économie de la connaissance et de la culture ; et surtout réforme des administrations libanaises afin de contribuer à l’amélioration de la gouvernance et au renforcement de l’état de droit.

Cette coopération s’inscrit, en outre, dans le cadre du processus de décentralisation qui vient d’être relancé et dans la perspective des prochaines Assises de la coopération décentralisée franco-libanaises, qui se tiendront à Beyrouth les 1er et 2 octobre 2012. Les premières Assises de la coopération décentralisée franco-libanaises s’étaient tenues à Lyon en 2003.

Entre 2007 et 2010, le ministère des Affaires étrangères et européennes a financé 27 projets au Liban correspondant à un montant total de 1 397 390 euros.

Recensement des projets de coopération décentralisée

  

 

Sites internet de référence

 

> Coopération territoriale, ONG & Gouvernance / Tous les événementsCommenter cet évenement

Ajouter un commentaire

En vous inscrivant sur le site de l’Institut français, vous pourrez laisser des commentaires et retrouver des informations personnalisées.

Vous ne pouvez pas poster de commentaire.